1980 - Finneagle

An 1980
Navire Finneagle
Lieu Sur les îles Orkney, Royaume-Uni
Type de cargo En colis
Produits chimiques PHOSPHITE DE TRIMETHYLE

Résumé

Le 1er octobre 1980, en route de la Nouvelle Orléans à Valham (Suède), le transporteur roulier suédois, Finneagle, a rencontré du mauvais temps, à 30 milles marins à l'ouest des Orcades (Royaume-Uni), en mer du Nord (voir Figure 1). Sa cargaison a commencé à riper, dont un conteneur-citerne de phosphite de triméthyle qui était arrimé sur l'entrepont. Le
conteneur-citerne a été réarrimé par l'équipage mais s'est libéré à nouveau. Une fuite d'une solution de caoutchouc avait rendu le pont glissant ce qui, associé à un assujettissement défectueux, a fait que l'arrimage était très instable. Le conteneur de phosphite de triméthyle a glissé à plusieurs reprises, heurtant une remorque réfrigérée à proximité. Finalement, le conteneur-citerne a été percé et a commencé à fuir. Le liquide répandu a réagi avec l'acide qui fuyait des accumulateurs endommagés de la remorque réfrigérée.

Le phosphite de triméthyle est un liquide incolore et inflammable qui a une fort mauvaise odeur. Il a un point éclair faible, d'environ 37º C. Il est plus dense que l'eau et insoluble dans celle-ci. Ses vapeurs sont plus lourdes que l'air. Il peut s'enflammer du fait de la chaleur, d'une étincelle ou d'une flamme et dégage alors des fumées toxiques. Pour lutter contre un incendie dû au phosphite de triméthyle, il est recommandé d'appliquer de la mousse et, si on utilise de l'eau, il faut appliquer la méthode du noyage total par un brouillard d'eau car les jets d'eau d'une lance pourraient aider à propager l'incendie. Le phosphite de triméthyle réagit violemment avec les acides en produisant de la chaleur.

Le liquide répandu a réagi avec l'acide qui fuyait des accumulateurs endommagés de la remorque réfrigérée, dégageant de la chaleur, ce qui a contribué à produire des vapeurs inflammables qui ont pris feu, probablement à la suite d'une étincelle provenant des accumulateurs endommagés (voir Figure 2). Un incendie a éclaté, bientôt suivi d'une explosion.

narratif

Le 1er octobre 1980, en route de la Nouvelle Orléans à Valham (Suède), le transporteur roulier suédois, Finneagle, a rencontré du mauvais temps, à 30 milles marins à l'ouest des Orcades (Royaume-Uni), en mer du Nord (voir Figure 1). Sa cargaison a commencé à riper, dont un conteneur-citerne de phosphite de triméthyle qui était arrimé sur l'entrepont. Le
conteneur-citerne a été réarrimé par l'équipage mais s'est libéré à nouveau. Une fuite d'une solution de caoutchouc avait rendu le pont glissant ce qui, associé à un assujettissement défectueux, a fait que l'arrimage était très instable. Le conteneur de phosphite de triméthyle a glissé à plusieurs reprises, heurtant une remorque réfrigérée à proximité. Finalement, le conteneur-citerne a été percé et a commencé à fuir. Le liquide répandu a réagi avec l'acide qui fuyait des accumulateurs endommagés de la remorque réfrigérée.

Le phosphite de triméthyle est un liquide incolore et inflammable qui a une fort mauvaise odeur. Il a un point éclair faible, d'environ 37º C. Il est plus dense que l'eau et insoluble dans celle-ci. Ses vapeurs sont plus lourdes que l'air. Il peut s'enflammer du fait de la chaleur, d'une étincelle ou d'une flamme et dégage alors des fumées toxiques. Pour lutter contre un incendie dû au phosphite de triméthyle, il est recommandé d'appliquer de la mousse et, si on utilise de l'eau, il faut appliquer la méthode du noyage total par un brouillard d'eau car les jets d'eau d'une lance pourraient aider à propager l'incendie. Le phosphite de triméthyle réagit violemment avec les acides en produisant de la chaleur.

Le liquide répandu a réagi avec l'acide qui fuyait des accumulateurs endommagés de la remorque réfrigérée, dégageant de la chaleur, ce qui a contribué à produire des vapeurs inflammables qui ont pris feu, probablement à la suite d'une étincelle provenant des accumulateurs endommagés (voir Figure 2). Un incendie a éclaté, bientôt suivi d'une explosion.

Reprendre

L'incendie a augmenté d'intensité. Le système d'extinction de l'incendie à eau pulvérisée ne fonctionnait pas de façon satisfaisante, produisant seulement un débit de 300 tonnes/heure d'eau et, par suite d'une défaillance de pression, il a cessé de fonctionner au bout d'une heure. Travaillant dans des conditions difficiles, les membres de l'équipage ont essayé d'améliorer le saisissage et, munis d'appareils respiratoires, ont essayé de lutter contre l'incendie dans la salle des machines remplie de fumée. Un message de détresse a été envoyé. Les embarcations et radeaux de sauvetage du navire ne pouvaient pas être mis à l'eau à cause de la mer qui était trop forte. Le feu, la chaleur et les gaz irritants et toxiques avaient pris une telle ampleur que le navire a dû être abandonné. Les deux premiers hélicoptères qui sont arrivés sur place n'ont pas pu, à cause du mauvais temps, commencer les opérations de sauvetage; mais le troisième hélicoptère qui est arrivé un peu plus tard, a réussi à envoyer un filin de sécurité et à hélitreuiller toutes les personnes qui se trouvaient à bord, y compris la femme d'un des membres de l'équipage et deux enfants en bas âge. Pendant cette opération, le capitaine gouvernait le navire manuellement et a été capable de le stabiliser, contre le vent et la mer forte, pendant que les Services de sauvetage britanniques procédaient à l'hélitreuillage, dans l'obscurité et dans des conditions météorologiques très mauvaises. Ces deux facteurs ont contribué au succès du sauvetage. Le navire, qui continuait à brûler, a été remorqué à Lerwick, dans les Shetland. Le 4 octobre, les principaux foyers de l'incendie avaient été éteints.

Dernière modification 2020-12-09T12:11:02+00:00