2000 - Castor

An 2000
Navire Castor
Lieu Au large des côtes marocaines, mer Méditerr
Type de cargo En vrac
Produits chimiques ESSENCE (pour moteurs d'automobiles)

Résumé

Narratif:
A 20h30 le 30 décembre 2000, une odeur d'essence fut détectée à bord du pétrolier chypriote CASTOR . Le navire faisait route de Constantza vers l'Afrique Occidentale avec à son bord une cargaison de 29 500 tonnes d'essence sans plomb lorsque, après avoir affronté des conditions météo très sévères entre le 26 et le 31 décembre 2000, il subit le 1er janvier 2001 une fracture transversale par le milieu au niveau du réservoir de cargaison n°4 (le navire a 8 réservoirs de cargaison, chacun divisé en bâbord, centre et tribord, soit 24 réservoirs au total). Le navire était à ce moment là au large des côtes marocaines. Le Maroc ordonna au bateau de se tenir en dehors des eaux territoriales. Alors que le navire se dirigeait vers le nord, l'équipage fut récupéré par la SAR (Recherches et Sauvetage) espagnole. A la suite d'un échange antérieur de communications entre les autorités marocaines et le REMPEC au sujet de l'incident, les autorités marocaines demandèrent le 3 janvier 2001 au REMPEC des informations concernant le produit (essence sans plomb) et son comportement dans le cas d'un déversement. Le 4 janvier 2001, le REMPEC fournit aux autorités marocaines des renseignements sur les mesures de lutte à engager, et sur le comportement de l'essence dispersée dans l'eau (évaporation, dissolution, etc.) à l'aide du modèle ADIOS développé par le Hazardous Materials Response and Assessment du NOAA et des données chimiques sur l'essence sans plomb. Ces dernières furent obtenues par le biais du réseau ICE, en particulier grâce à BASF's Fire Department (Ludwigshafen, Allemagne).

narratif

Narratif:
A 20h30 le 30 décembre 2000, une odeur d'essence fut détectée à bord du pétrolier chypriote CASTOR . Le navire faisait route de Constantza vers l'Afrique Occidentale avec à son bord une cargaison de 29 500 tonnes d'essence sans plomb lorsque, après avoir affronté des conditions météo très sévères entre le 26 et le 31 décembre 2000, il subit le 1er janvier 2001 une fracture transversale par le milieu au niveau du réservoir de cargaison n°4 (le navire a 8 réservoirs de cargaison, chacun divisé en bâbord, centre et tribord, soit 24 réservoirs au total). Le navire était à ce moment là au large des côtes marocaines. Le Maroc ordonna au bateau de se tenir en dehors des eaux territoriales. Alors que le navire se dirigeait vers le nord, l'équipage fut récupéré par la SAR (Recherches et Sauvetage) espagnole. A la suite d'un échange antérieur de communications entre les autorités marocaines et le REMPEC au sujet de l'incident, les autorités marocaines demandèrent le 3 janvier 2001 au REMPEC des informations concernant le produit (essence sans plomb) et son comportement dans le cas d'un déversement. Le 4 janvier 2001, le REMPEC fournit aux autorités marocaines des renseignements sur les mesures de lutte à engager, et sur le comportement de l'essence dispersée dans l'eau (évaporation, dissolution, etc.) à l'aide du modèle ADIOS développé par le Hazardous Materials Response and Assessment du NOAA et des données chimiques sur l'essence sans plomb. Ces dernières furent obtenues par le biais du réseau ICE, en particulier grâce à BASF's Fire Department (Ludwigshafen, Allemagne).

Reprendre

Intervention:
Le navire reçut l'ordre de se maintenir en dehors des eaux territoriales de plusieurs pays méditerranéens et de respecter une distance de 30 milles nautiques.
L'équipage fut récupéré à partir du bateau par la SAR (Recherches et Sauvetage) espagnole.
Le propriétaire du bateau loua les services d'une société d'assistance. Le bateau fut escorté par un remorqueur pendant plus de 40 jours.
Le REMPEC fournit aux autorités marocaines les informations sur les mesures de lutte à entreprendre dans le cas d'un déversement du produit.
L'Unité d'Assistance Méditerranéenne fut alertée par le directeur du REMPEC.
Pendant la crise, des réunions consultatives furent tenues à l'initiative de l'Etat du pavillon (Chypre) et d'un Etat côtier méditerranéen (Malte). Le REMPEC fut prié d'y assister et des représentants du REMPEC participèrent aux deux réunions.
Un transfert de bateau à bateau de la cargaison d'essence fut réalisé avec succès dans de bonnes conditions météo au large des côtes tunisiennes.
Tous les Etats côtiers méditerranéens qui furent priés d'accueillir le bateau en port de refuge refusèrent d'offrir ce type d'assistance.

Dernière modification 2020-12-09T12:11:23+00:00