1976 - René 16

An 1976
Navire René 16
Lieu Port de Landskrona, Suède
Type de cargo En vrac
Produits chimiques AMMONIAC anhydre, AMMONIAQUE solution aqueuse (< 28%)

Résumé

Le transporteur de gaz belge M/S René 16 est arrivé au port de Landskrona (Suède) dans la soirée du 16 janvier 1976, avec une cargaison de 533 tonnes d'ammoniac anhydre. La zone industrielle de Lanskrona, tout au sud de la Suède, comprend une société de production d'engrais chimiques, qui importe de l'ammoniac, 50% par la route et 50% par transporteur de gaz.

Dans la zone industrielle, l'ammoniac anhydre est stocké, sous pression, dans deux citernes de stockage sphériques, d'une capacité de 1 000 et 2 000 tonnes respectivement. Le transporteur de gaz emporte habituellement une cargaison de 500 - 1 500 tonnes et la cadence de déchargement varie de 40 à 150 tonnes/heure en fonction du débit des pompes et des compresseurs. Normalement, les navires-citernes utilisent leur propre équipement, y compris les flexibles de raccordement aux pipelines. Toutefois, à cette occasion, on a utilisé les pompes et les compresseurs de l'installation de stockage car ceux du navire étaient en cours de réparation.

À 18h35, le déchargement de l'ammoniac liquide a commencé. L'opération se déroulait normalement, lorsque peu après minuit, il se produisit une rupture du flexible de déchargement. L'opérateur sur le quai ferma immédiatement la vanne hydraulique et avisa aussitôt la personne à l'autre bout d'arrêter les compresseurs et de fermer les vannes. Pendant ce temps, le mécanicien de service appelait les services d'urgence.

narratif

Le transporteur de gaz belge M/S René 16 est arrivé au port de Landskrona (Suède) dans la soirée du 16 janvier 1976, avec une cargaison de 533 tonnes d'ammoniac anhydre. La zone industrielle de Lanskrona, tout au sud de la Suède, comprend une société de production d'engrais chimiques, qui importe de l'ammoniac, 50% par la route et 50% par transporteur de gaz.

Dans la zone industrielle, l'ammoniac anhydre est stocké, sous pression, dans deux citernes de stockage sphériques, d'une capacité de 1 000 et 2 000 tonnes respectivement. Le transporteur de gaz emporte habituellement une cargaison de 500 - 1 500 tonnes et la cadence de déchargement varie de 40 à 150 tonnes/heure en fonction du débit des pompes et des compresseurs. Normalement, les navires-citernes utilisent leur propre équipement, y compris les flexibles de raccordement aux pipelines. Toutefois, à cette occasion, on a utilisé les pompes et les compresseurs de l'installation de stockage car ceux du navire étaient en cours de réparation.

À 18h35, le déchargement de l'ammoniac liquide a commencé. L'opération se déroulait normalement, lorsque peu après minuit, il se produisit une rupture du flexible de déchargement. L'opérateur sur le quai ferma immédiatement la vanne hydraulique et avisa aussitôt la personne à l'autre bout d'arrêter les compresseurs et de fermer les vannes. Pendant ce temps, le mécanicien de service appelait les services d'urgence.

Reprendre

Au bout de dix minutes les pompiers arrivèrent et deux d'entre eux endossèrent des vêtements de protection et se munirent d'appareils respiratoires. A ce moment là, le navire-citerne était complètement enveloppé dans un nuage d'ammoniac (Figure 1) et l'ammoniac liquide continuait à se répandre sur le quai. Les pompiers, vêtus de combinaisons de protection, sont montés à bord et ont fermé la vanne à sphérique de la conduite de déchargement. Cinquante minutes s'étaient écoulées entre le moment de la rupture du flexible et le moment de la fermeture de la vanne à bord et l'on a estimé qu'environ 180 tonnes d'ammoniac s'étaient répandues sur le quai. Le service de lutte incendie a mis en oeuvre de l'eau pulvérisée pour dissoudre le nuage (Figure 2). Cinq membres de l'équipage ont été trouvés à bord, dont deux ont du être hospitalisés. Une heure après, le nuage d'ammoniac était dispersé et deux membres de l'équipage, le capitaine et le second, étaient trouvés morts sur le quai. L'enquête sur les circonstances de l'accident a révélé que les deux membres de l'équipage
avaient été trempés par l'ammoniac et étaient mort d'un oedème du poumon, provoqué par leur exposition à l'ammoniac alors qu'ils courraient dans la direction du vent au moment de la rupture du flexible de déchargement.

Aucun des membres de l'équipage n'était situé de telle sorte qu'il puisse fermer la vanne à fermeture rapide, qui était actionnée par télécommande à partir de deux postes à bord du navire. Si la vanne avait été fermée immédiatement, seule une petite quantité d'ammoniac se serait échappée.

La suite de l'enquête a également révélé que le flexible en caoutchouc utilisé pour le déchargement convenait au propane et au butane mais pas à l'ammoniac anhydre.

Dernière modification 2020-12-09T12:11:00+00:00