1984 - Mont Louis

An 1984
Navire Mont Louis
Lieu Sur la côte Belge
Type de cargo En colis
Produits chimiques HEXAFLUORURE D'URANIUM fissile

Résumé

Le 25 août 1984, le navire roulier français Mont Louis, à destination de Riga (Lettonie), est entré en collision avec le transbordeur Olan Brittania, au large de la côte belge. Le Mont Louis transportait dans sa cargaison 30 cylindres , chacun contenant 15 tonnes d'hexafluorure d'uranium, combustible nucléaire solide, qui avaient été chargées en France. Les deux navires se sont encastrés l'un dans l'autre et ont dérivé pendant plusieurs heures vers la France. Après que le Mont Louis se soit séparé, il a coulé dans les eaux internationales, par 15 mètres de fond, pour émerger partiellement à marée basse.

Selon le Code IMDG, l'hexafluorure d'uranium est affecté à la Classe 7 (radioactive) et présente un risque subsidiaire de corrosion. Outre le risque de radioactivité, l'hexafluorure d'uranium, notamment sous sa forme liquide, réagit avec de l'eau pour produire du fluorure d'uranyle et du fluorure d'hydrogène, qui est hautement corrosif et toxique. Le fluorure d'hydrogène est hautement soluble dans l'eau, avec laquelle il forme une solution connue sous le nom d'acide fluorhydrique.

narratif

Le 25 août 1984, le navire roulier français Mont Louis, à destination de Riga (Lettonie), est entré en collision avec le transbordeur Olan Brittania, au large de la côte belge. Le Mont Louis transportait dans sa cargaison 30 cylindres , chacun contenant 15 tonnes d'hexafluorure d'uranium, combustible nucléaire solide, qui avaient été chargées en France. Les deux navires se sont encastrés l'un dans l'autre et ont dérivé pendant plusieurs heures vers la France. Après que le Mont Louis se soit séparé, il a coulé dans les eaux internationales, par 15 mètres de fond, pour émerger partiellement à marée basse.

Selon le Code IMDG, l'hexafluorure d'uranium est affecté à la Classe 7 (radioactive) et présente un risque subsidiaire de corrosion. Outre le risque de radioactivité, l'hexafluorure d'uranium, notamment sous sa forme liquide, réagit avec de l'eau pour produire du fluorure d'uranyle et du fluorure d'hydrogène, qui est hautement corrosif et toxique. Le fluorure d'hydrogène est hautement soluble dans l'eau, avec laquelle il forme une solution connue sous le nom d'acide fluorhydrique.

Reprendre

La compagnie française, affréteur du navire, a contracté la société de sauvetage néerlandaise, Smit Tak, pour sauver la cargaison. On a, non sans difficulté, ouvert la coque et pu localiser la cargaison à l'intérieur du navire. L'opération de récupération des 30 cylindres a duré 40 jours, car le travail a dû être interrompu à plusieurs reprises à cause du temps inclément. La complexité de l'opération de découpage de la coque et de localisation de la cargaison a aussi contribué à la longueur de l'opération. Les cylindres n'avaient pas été affectés par l'accident et il n'y a pas eu de pollution.

Les autorités belges ont suivi le déroulement de l'opération de très près. Une des principales difficultés rencontrées par les autorités était d'obtenir, de l'équipage du navire comme des autorités françaises, des renseignements fiables concernant la cargaison. Il était également difficile d'obtenir une description complète des risques et dangers que présentait la
cargaison.

Les relations avec le public posaient un problème supplémentaire. Des déclarations, faites par des spécialistes mal informés, ont causé une grande confusion et les rapports dans la presse étaient souvent inexacts. En conséquence, tout en maintenant le contact avec les media, les efforts déployés pour démentir les informations erronées ont exigés de gros efforts de patience.

Dernière modification 2020-12-09T12:11:02+00:00